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Le test 100 Hue de Farnsworth, initialement composé de 100 pions qui ont été réduits à 85,  est le test le plus élaboré. Les couleurs choisies sont de niveau 5 de saturation et aussi de luminosité selon l’album de Munsell. Les pions sont partagés en 4 plumiers ce qui rend impossible les erreurs de classement sur l’axe de confusions. Il met en évidence des erreurs de voisinage dans les zones de saturation maximale des dyschromatopsies. L’axe de la dyschromatopsie sera donc l’axe perpendiculaire à l’axe sur lequel les erreurs ont été faites (voir les images ci-dessous).


Test 100 Hue de Farnsworth

Dyschromatopsie axe Protan

Dyschromatopsie axe Deutan

Dyschromatopsie axe Tritan

Avantages :


1. Dépistage de tous les types des dyschromatopsies – rouge-vert et jaune-bleu. Les pions qui composent le test réalisent des espaces sensoriels égaux sans favoriser un type de dyschromatopsie en particulier.

2. Test sensible : il est considéré qu’un bon classement est la garantie d’une vision chromatique normale.

3. Etalonnage par le calcul d'un score des erreurs qui donne une image de l'amplitude de la dyschromatopsie et à travers laquelle une évolution  d'une dyschromatopsie acquise peut être mise en évidence.

4. La dissimulation d’une dyschromatopsie est peu possible.  


Inconvénients :

1. La durée de l’examen. C’est le principal inconvénient de ce test car la durée d’examen pour chaque œil est d’environ 15 min. ce qui fatigue souvent le patient. Le risque est important que le patient s’en lasse avant la fin du test ce qui donne des résultats peu fiables. De plus, s’il y a des doutes sur la fiabilité de l’examen, le re-test est pratiquement impossible à envisager. Il faut tenir compte du fait que le patient devrait être surveillé pendant l’examen même s’il n’y a pas de soupçons de fraude car la façon dont il classe les pions est un élément important pour l’interprétation et la fiabilité du résultat. Il y a des patients qui mettent 3 ou 4 pions à  la fois et d’autres qui prennent leur temps pour choisir  la place de chaque pion.  

2. La réalisation de l’image graphique : Il faut compter environ 10 minutes pour calculer le score des erreurs et tracer le diagramme pour chaque oeil, temps qui s’ajoute à la duré d’examen. Avec l’expérience ou avec un programme informatique (pour ceux qui le possèdent) ce temps peut être réduit.

3. Il n’y a pas de véritable répétitivité : Tout dépend de ce qu’on attend à être répété. Si c’est le résultat global, dans la majorité des cas le diagnostique on le retrouve après chaque examen. Si on attend que les erreurs soient les mêmes, les choses sont différentes. Ceci est valable pour tous les tests de classement en fonction de la sensibilité du test car les erreurs tiennent plutôt de l’aléatoire. Plus le test est sensible plus le risque des erreurs dues au manque de concentration sont fréquentes. Le score est plus ou moins différent entre chaque examen. C’est la contrepartie de la souplesse du  test qui permet un résultat personnalisé pour chaque patient qui fait son propre classement.

4. Difficulté de différencier les dichromates des trichromates anormaux ou les dyschromatopsies héréditaires des dyschromatopsies acquises. En général, dans les dyschromatopsies héréditaires, les erreurs sont plus groupées sur des zones précises par rapport aux dyschromatopsies acquises ou les erreurs sont un peu plus dispersées.

5. Certains résultats sont inclassables : ce sont les situations où le score est supérieur à la normale sans avoir les caractéristiques d’une dyschromatopsie. C’est le cas de ce que l’on appelle « low discrimination »  ou celles des dyschromatopsies sans axe.

6. Fragilité des couleurs : car même en expliquant aux patients qu’ils ne devraient pas toucher les couleurs, ils le font d’une façon involontaire ce qui dégrade irrémédiablement les couleurs.

7. La simulation d’une dyschromatopsie est possible car il n’y a aucune possibilité de différencier un classement anarchique volontaire d’un classement dû à une dyschromatopsie. Certains patients qui ont la connaissance du test arrivent à faire un classement qui pourrait être interprété comme une véritable dyschromatopsie.

8. Il n’est pas livré avec un éclairage adapté. Il est indispensable d’avoir un  éclairage adapté car une couleur pigmentaire est rendue par la lumière qui l’éclaire.  Le test  devrait être fait à la lumière du jour, ciel du nord ce qui est très contraignant car très peu de cabinets d’ophtalmologie disposent de lumière du jour et même s’ils en disposent, la lumière du jour est très variable entre matin midi et soir, ciel clair, nuageux, etc.

S’il s’agit d’une lumière artificielle qui est utilisée, elle devrait avoir les mêmes paramètres que la lumière du jour.